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Biographie : Motets + Frate ’nnamorato


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== Biographie ==
 
== Biographie ==
Son nom lui vient de la ville de [[Pergola (Italie)|Pergola]], d’où sa famille était originaire. Enfant très doué, il est envoyé dès l’âge de douze ans au célèbre [[Conservatoire dei Poveri di Gesù Cristo]] à [[Naples]] où il est l’élève de professeurs réputés et exigeants dont [[Francesco Durante]] et [[Gaetano Greco]]. Il y reçoit une solide formation musicale centrée sur l’apprentissage de la beauté et des difficultés de l’[[Art lyrique|opéra]] napolitain et de la polyphonie religieuse.
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Son nom lui vient de la ville de [[Pergola (Italie)|Pergola]], d’où sa famille était originaire. Enfant très doué, il est envoyé dès l’âge de douze ans au célèbre [[Conservatoire dei Poveri di Gesù Cristo]] à [[Naples]] où il est l’élève de professeurs réputés et exigeants dont [[Francesco Durante]] et [[Gaetano Greco]]. Il y reçoit une solide formation musicale centrée sur l’apprentissage de la beauté et des difficultés, à la fois de la [[polyphonie]] utilisée dans la [[motet|musique d’église]] et de l’[[Art lyrique|opéra]] napolitain.
   
Son chef-d’œuvre de fin d’étude au conservatoire, ”{{lang|it|Li prodigi della divina grazia nella conversione e morte di san Guglielmo duca d’Aquitania}}”, donné en [[1731]], le rend célèbre. Sa jeune renommée lui fait recevoir immédiatement la commande de son premier opéra pour la saison du ”{{lang|it|Theatro San Bartolomeo}}” qui commence alors : ”{{lang|it|Salustia}}”. Il aurait dû être joué en hiver de la même année, mais il est retardé à la seconde moitié du mois de janvier [[1732]] à cause de la mort subite du protagoniste (le fameux [[castrat]] [[Nicolò Grimaldi]]) et ne connaît guère de succès. Il en va mieux l’année suivante pour son ”{{lang|it|Frate ’innamorato}}” (”Le Frère amoureux”). En [[1732]], il devient maître de chapelle du prince Ferdinando Colonna Stigliano, écuyer du vice-roi de Naples.
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Son chef-d’œuvre de fin d’étude au conservatoire, ”{{lang|it|Li prodigi della divina grazia nella conversione e morte di san Guglielmo duca d’Aquitania}}”, donné en [[1731]], le rend célèbre. Sa jeune renommée lui fait recevoir immédiatement la commande de son premier opéra pour la saison du ”{{lang|it|Theatro San Bartolomeo}}” qui commence alors : ”{{lang|it|Salustia}}”. Il aurait dû être joué en hiver de la même année, mais il est retardé à la seconde moitié du mois de janvier [[1732]] à cause de la mort subite du protagoniste (le fameux [[castrat]] [[Nicolò Grimaldi]]) et ne connaît guère de succès. Il en va mieux l’année suivante pour son ”{{lang|it|Frate ’nnamorato}}” (”Le Frère amoureux”). En [[1732]], il devient maître de chapelle du prince Ferdinando Colonna Stigliano, écuyer du vice-roi de Naples.
   
 
Pergolèse écrit aussi des [[Musique sacrée|œuvres religieuses]]. Il compose ainsi, pour la ville de Naples qui vient d’être victime d’un violent séisme en [[1732]], sa grande ”Messe solennelle” à dix voix, pour double [[Chœur (musique)|chœur]], deux [[orchestre]]s et deux [[orgue]]s ; ainsi que des ”Vêpres solennelles” à cinq voix. Ces allers et retours entre la musique profane et la musique sacrée sont alors fréquents pour les compositeurs de l’époque ; les compositeurs italiens font en effet jouer leurs œuvres profanes et religieuses pour un même public et avec le soutien des mêmes mécènes ; ils adaptent ainsi régulièrement leurs œuvres profanes en œuvres religieuse ou l’inverse, ce qui crée une proximité entre elles.
 
Pergolèse écrit aussi des [[Musique sacrée|œuvres religieuses]]. Il compose ainsi, pour la ville de Naples qui vient d’être victime d’un violent séisme en [[1732]], sa grande ”Messe solennelle” à dix voix, pour double [[Chœur (musique)|chœur]], deux [[orchestre]]s et deux [[orgue]]s ; ainsi que des ”Vêpres solennelles” à cinq voix. Ces allers et retours entre la musique profane et la musique sacrée sont alors fréquents pour les compositeurs de l’époque ; les compositeurs italiens font en effet jouer leurs œuvres profanes et religieuses pour un même public et avec le soutien des mêmes mécènes ; ils adaptent ainsi régulièrement leurs œuvres profanes en œuvres religieuse ou l’inverse, ce qui crée une proximité entre elles.